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L’air intérieur ou la menace fantôme

Écrit par J. Maherou Créé le mercredi 11 mai 2016 08:16

Contrairement à ce que l’on peut penser, la pollution de l’air ne concerne pas uniquement l’extérieur. L’air de nos maisons peut-être encore plus pollué. Multiplications des sources d’émission, manque d’aération : les explications sont nombreuses. Une pollution qui n’est pas sans conséquence pour notre santé. En France, elle serait à l’origine de 20 000 décès et couterait 19 milliards d’euros par an. D’où l’importance d’être vigilent même chez soi ! Mais comment ? Zoom sur tous les polluants cachés de nos maisons et les solutions pour s’en préserver.

 

 

 

Le tabac

 

C’est le premier polluant présent dans les logements. La fumée de cigarette est un aérosol, un mélange de gaz et de particules qui contient quatre mille substances, dont plus de quarante sont cancérigènes. Et une fois allumée, une cigarette devient une véritable usine chimique. Sa combustion provoque la formation de très nombreuses substances toxiques, dont les goudrons, des gaz toxiques (monoxyde de carbone, oxyde d’azote, acide cyanhydrique, ammoniac) et des métaux (cadmium, mercure, plomb, chrome). Fumer à l’intérieur est donc dangereux même si on ouvre grand les fenêtres car les composants de la fumée restent dans l’air. Ces composants sont absorbés par les rideaux, la moquette, les tissus et continuent d’être émis.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le tabagisme passif tue 600 000 personnes dans le monde chaque année. Alors, la cigarette c’est dehors mais c’est encore mieux de s’en passer définitivement.

 

Le chauffage

 

Les appareils de chauffage (chaudières, chauffe-eau, poêles, cuisinières, cheminées...) peuvent émettre des gaz toxiques pour notre santé si la combustion est incomplète par manque d’oxygène. Le principal : le monoxyde de carbone (CO). Incolore et inodore, c’est un gaz toxique indétectable par l’homme. Même si le nombre d’intoxications a fortement diminué depuis 40 ans en passant de près de 300 cas à la fin des années 1970 à une centaine de cas par an depuis le début des années 2000, le monoxyde de carbone reste la première cause de mortalité par intoxication en France.

 

Quels sont les effets sur la santé ?

Lorsqu’on respire du monoxyde de carbone, celui-ci se fixe sur l’hémoglobine (protéine qui transporte l’oxygène vers les tissus), prenant ainsi la place de l’oxygène. Cette fixation provoque ainsi un manque d’oxygénation de l’organisme et dans le cas d’une exposition à faible dose, cela se manifeste par des maux de tête, des nausées, de la fatigue, des malaises et une confusion mentale. En cas d’intoxication aiguë, des symptômes plus graves peuvent apparaitre : vertiges, pertes de connaissance, paralysie musculaire, troubles du comportement, le coma et pouvant aller jusqu’au décès en moins d’une heure

On peut éliminer le monoxyde de carbone en aérant immédiatement, en évacuant les lieux et en appelant les secours (le 15, le 18 ou le 112).

 

Les mesures simples à respecter

Pour éviter d’en arriver là, avant l’hiver, faites contrôler vos appareils de chauffage et de production d’eau chaude à combustion et faites ramoner votre cheminée par un professionnel qualifié. Pour les chauffages d’appoint, ne les utilisez jamais de façon prolongée. Enfin, aérez quotidiennement votre habitation pendant au moins 10 minutes, même par temps froid et n’obstruez pas les entrées et sorties d’air.

 

 

Les produits ménagers

 

On ne le sait pas toujours mais faire le ménage peut nous rendre malade ! Une étude[1] britannique a par exemple montré que les professionnels du nettoyage avaient 1,67 fois plus de risque d’asthme. Détergents, dégraissants, solvants, lave-vitres peuvent en effet émettre des COV dont le formaldéhyde, un gaz que le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) a classé comme cancérigène avéré pour les cancers du nasopharynx. Car oui, les effets sur la santé peuvent aller au-delà de l’asthme ou de l’irritation. Une étude[2] a par exemple montré que les femmes utilisant le plus de produits d’entretien avaient deux fois plus de risque de développer un cancer du sein que les autres. Les plus sensibles sont bien entendu les femmes enceintes et les enfants. Une étude[3] de l’INSERM a montré que le risque de malformations congénitales d’un fœtus est 2,5 fois supérieur si la future mère est exposée de façon régulière aux solvants dans son environnement professionnel (secteur de la santé, de l’entretien, de la coiffure et de l’esthétique, et en laboratoire). Ces malformations seraient le plus souvent faciales (bec de lièvre), rénales, urinaires ou génitales.

 

Alors on arrête de faire le ménage ?

Il est important de faire le ménage régulièrement chez soi, pour éviter que les graisses et les mauvaises odeurs ne s’incrustent et nécessitent des produits agressifs. Alors pour une maison propre et saine, privilégiez les produits portant un écolabel. Ils garantissent l’absence de substances néfastes pour la santé et l’environnement, tout en étant aussi efficaces que les produits classiques. Il s’agit des écolabels comme NF Environnement ou l’Ecolabel Européen. Vous pouvez aussi utiliser les bonnes vieilles méthodes de grands-mères qui ont fait leur preuve, à savoir le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou encore le savon noir.

 

Et l’eau de Javel ?

Pour les adeptes de l’eau de Javel, il va falloir s’en passer ! En plus d’être toxique pour l’environnement, c’est un produit irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. Une étude[4] a d'ailleurs montré que les enfants vivant dans des foyers utilisant régulièrement l'eau de Javel développent plus d'infections ORL (sinusite, otite, bronchite, grippe ou pneunomie) que les autres. De plus, mélangée avec de l’acide, que l’on retrouve dans certains produits ménagers, l’eau de Javel produit du dichlore (Cl2), un gaz très toxique provoquant des toux, des vertiges, des nausées, des difficultés respiratoires et de fortes irritations. Il est donc primordial d’éviter tout mélange avec d’autres produits, voire même de la bannir de vos placards. En savoir plus sur l’Eau de Javel.

 

Les produits de bricolage

 

Les produits de bricolage (peintures, colles, solvants, vernis, vitrifiant, cires, décapants, diluants, laques...) et certains matériaux de construction (laines de verre, de roche, de laitier utilisées pour l’isolation thermique) peuvent dégager des composés organiques volatiles (COV), du formaldéhyde ou encore des métaux lourds pendant et après les travaux. Lors du choix de vos produits de bricolage, ce qu’il faut repérer en priorité, ce sont les écolabels. En France, il en existe deux officiels: NF Environnement et l’Ecolabel Européen. Ils garantissent que les produits sont plus respectueux de l’environnement, tout en étant aussi efficaces et performants que les produits classiques. Ils limitent également les substances nocives pour notre santé. On peut les retrouver sur les enduits, peintures, vernis, revêtements de sol, colorants, amendements pour le sol ou composteurs. Une fois les travaux terminés, il est indispensable d’aérer chaque jour, en faisant des courants d’air, avant de réinvestir les lieux. Hiver comme été ! Pensez également à refermer les bidons de produits chimiques et stockez-les dans un endroit sec et ventilé, de préférence dans lequel vous ne vivez pas. Pour en savoir plus, consultez notre "Petit Guide Santé du Bricolage"

 

Les bougies parfumées et encens

 

Ils parfument nos logements et on a même parfois l’impression qu’ils peuvent purifier l’air, mais les bougies parfumées et l’encens sont pourtant loin d’être innocents. D’après l’Ineris (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques), leur utilisation semble présenter des risques aigus, chroniques et cancérogènes, même dans le cas d'un usage mensuel – ce qui est le cas de 15% des Français. L’encens émet principalement des particules, du benzène et du formaldéhyde, tous deux reconnus comme cancérigènes par l’Organisation Mondiale de la Santé. Mais il est très difficile de connaître la composition exacte de l'encens qui comprend souvent un très grand nombre de substances.

Quant aux bougies parfumées, elles relarguent elles aussi du formaldéhyde et des particules, mais également de l’acroléine, une molécule très toxique irritant la peau et les muqueuses. Les cires utilisées dans ces bougies sont d'origine multiples : animales (abeille notamment), minérales (à base d'hydrocarbures) ou végétales (soja, palmier). Des polymères sont aussi utilisés pour incorporer le parfum dans ces produits. Pour parfumer votre maison, évitez de façon générale les produits nécessitant une combustion, optez plutôt pour des diffuseurs d’huiles essentielles « Bio » si possible ou éventuellement des bouquets de fleurs fraîches. Le mieux pour la qualité de l’air intérieur étant de ne rien utiliser du tout !

 

L’amiante

 

Très bon isolant et résistant au feu, l'amiante est une substance minérale naturelle incorporée à de nombreux matériaux de construction. Les fibres d’amiante étant très fines (400 à 2 000 fois plus fines qu’un cheveu), une fois inhalées, elles se déposent au fond des poumons, puis sont susceptibles de migrer dans l’organisme. Ainsi piégées, elles peuvent provoquer des maladies pulmonaires ou des cancers.

 

La réglementation

Alors qu’elle a été classée comme « cancérigène avéré pour l’homme » pour le poumon et la plèvre en 1977 et qu'il était déjà interdit dans de nombreux pays, ce minéral n'est finalement interdit en France qu'en 1997. L’amiante, c’est donc le reflet typique du retard Français en termes de retrait de produits toxiques.

 

Les malades de l’amiante en France

En 2009, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a également considéré que l’exposition à l’amiante pouvait provoquer des cancers du larynx et de l’ovaire. Ces pathologies ont la particularité de pouvoir survenir plus de 20 à 40 ans après l’exposition. On estime qu’en France, entre 1 800 et 4 000 nouveaux cas de cancers broncho-pulmonaires par an, sont attribuables à l'amiante. L’INSERM a évalué entre 50 000 et 100 000 le nombre de décès en France liés à l’amiante sur la période 1995-2025. Les maladies liées à l’amiante représentent aujourd’hui la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail (hors accidents du travail).

 

Si votre logement contient de l’amiante, que faut-il faire ?

Même s’il est aujourd’hui interdit en France, l’amiante reste présent dans de nombreux bâtiments et équipements : dans les couvertures "fibrociments" (plaques et ardoises), les canalisations, les faux-plafonds, les colles de carrelages, les enduits, les peintures, les dalles vinyle, les plâtres, etc. Néanmoins seuls les bâtiments construits avant le 1er juillet 1997 peuvent en contenir. Si vous venez d’acheter ou de louer, un diagnostic amiante a dû vous être délivré. Si elle est bien encapsulée derrière une paroi, il n’y a pas de risque.

En revanche, si elle se dégrade et s’effrite, il vaut mieux envisager des travaux. Pour votre santé et celle de vos proches, ne faites pas les travaux vous-même, mais faites appel à un professionnel du bâtiment. Informez-les de la présence d'amiante sur ou à proximité de la zone concernée. Assurez-vous également qu’ils aient une attestation de compétence amiante. C’est la garantie qu’ils sécuriseront leur intervention, avec du matériel spécifique, pour vous protéger pendant et après les travaux.

 

Le radon

Le radon est un gaz naturel radioactif, incolore et inodore présent partout à la surface de la planète mais plus spécifiquement dans les sous-sols granitiques ou volcaniques. Les régions particulièrement touchées sont donc l’Auvergne, la Bretagne, la Corse et la Franche-Comté. Il est issu de la désintégration radioactive naturelle de l'uranium, un constituant de la croûte terrestre. Le radon se désintègre lui-même en d’autres éléments radioactifs qui se fixent sur les aérosols, les poussières ou d’autres particules présentes dans l'air. Quand on respire, ils se déposent sur les cellules des parois des voies respiratoires, et peut poser des problèmes de santé. Dans l’atmosphère, le radon est dilué par les courants aériens et sa concentration est faible. Par contre, à l’intérieur d’un bâtiment ou d’une maison, il s’infiltre par le sol, s’accumule et peut alors atteindre des concentrations élevées.

 

Un cancérigène certain

Le radon provoque chaque année en France entre 1 200 et 2 900 décès par cancer du poumon. En 1987, il a été classé comme « cancérigène certain » pour le poumon par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). L’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’au niveau mondial la proportion des cancers pulmonaires imputables au radon est comprise entre 3 et 14%. Ce gaz est présent partout à la surface de la planète à des concentrations variables selon les régions. Il représente un tiers de l'exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants. Outre la nature géologique du terrain sur lequel l’habitation est construite, les causes de la présence de radon dans l’air intérieur sont principalement les mauvaises conditions de ventilation (plus de 80% des cas) et les défauts d’étanchéité du sol.

 

Quelques conseils

Dans les régions les plus touchées, les propriétaires de lieux ouverts au public doivent faire effectuer des dépistages de radon et mettre en œuvre des actions afin de réduire au maximum une éventuelle exposition des personnes au radon. Chez les particuliers, le dépistage du radon peut être fait à l'initiative de l'occupant. Vous pouvez le réaliser vous-même, en vous procurant un dosimètre auprès de l’une des sociétés qui les commercialise, ou faire appel à un professionnel. Vous pouvez également contacter un organisme agréé pour la mesure du radon. Pour cela, voici quelques conseils à mettre en œuvre en fonction de la concentration en radon:

 

En-dessous de 400 Becquerel par m3 (Bq/m3) Bien aérer son logement
Entre 400 Bq/m3 et 1 000 Bq/m3 Entreprendre des petits travaux pour rendre la ventilation plus efficace et éviter que le radon n’entre dans le logement : colmater les fissures du sol et des murs
Supérieur à 1 000 Bq/m3 Faire appel à un professionnel du bâtiment pour avoir des conseils sur les travaux à entreprendre

 

Les allergènes

 

Les allergènes d’acariens

Les acariens sont des organismes de très petite taille (entre 0,2 et 0,5 mm) qui se développent dans des atmosphères tièdes (26 à 32°C) et humides (60 à 80% d’humidité relative). Ces animaux microscopiques participent au processus de dégradation de la matière organique et se nourrissent de débris de peaux mortes, de cheveux et d'ongles. Les lits, du fait de la chaleur et de l’humidité corporelle ainsi que des peaux mortes rejetées naturellement pendant notre sommeil, forment un lieu de colonisation idéal pour les acariens. Un matelas peut ainsi contenir jusqu’à 2 millions d´acariens ! On les retrouve également dans les moquettes, les tapis, les vêtements, les rideaux ou encore les peluches.

Leur inhalation est responsable d’affections respiratoires comme la rhinite ou l'asthme et leur contact avec la peau peut provoquer dans une moindre mesure de l'eczéma. Les acariens sont responsables de 50% des asthmes allergiques de l’adulte et 80 % des asthmes allergiques l’enfant. Ces allergies sont provoquées par les débris d'acariens morts et leurs déjections. Ces particules sont présentes dans les poussières et dispersées dans l’air par les manipulations ou les travaux ménagers. Un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 10 000 acariens !

 

Les allergènes d’animaux

Les allergènes de chat ou de chien sont des protéines pouvant provenir des glandes sébacées (présentes sur l’épiderme) et anales ainsi que de la salive de l’animal. En se léchant, les poils de chien ou de chat se couvrent d’allergènes pouvant entrainer des réactions allergiques chez les personnes sensibilisées qui les touchent ou s’en approchent. Les allergènes sont transportés par des particules fines, de moins de 5 µm. On les retrouve généralement sur le sol, les sièges capitonnés, les meubles, les moquettes et les vêtements. Le chat est le plus allergisant des animaux domestiques. Dans les pays occidentaux, Felix domesticus (Fel d1), l’allergène majeur du chat représente la deuxième cause de problèmes respiratoires allergiques après les acariens. Il est responsable d’environ 25% des asthmes allergiques.

Le chien est également, dans une moindre mesure, allergisant. Son allergène majeur, Canf 1 est responsable de 10 à 15% des asthmes allergiques. Les symptômes sont identiques à ceux provoqués par l’allergène de chat mais moins explosifs.

Les allergènes de rongeurs (cochons d’inde, chinchilla, gerboises, rats, souris, écureuils, furets) proviennent des urines, du pelage, de la salive. Des quantités importantes sont retrouvées dans les litières et le sol. Il est donc conseillé de laver et brosser régulièrement vos animaux domestiques à l’extérieur.

 

Les moisissures

 

Les moisissures sont des champignons microscopiques naturellement présents dans l'air. Elles prolifèrent particulièrement dans les endroits chauds, humides ou mal aérés : logements anciens, salles de bains, cuisines, caves, aquariums et terre des plantes vertes par exemple. Lorsqu’elles sont visibles, elles prennent habituellement l'aspect de tâches de couleur brune ou noire. Grâce à leur petit diamètre, elles peuvent facilement pénétrer dans les voies respiratoires. Elles ne sont pas forcément dangereuses pour la santé, mais certaines produisent des mycotoxines qui peuvent provoquer des allergies, des difficultés respiratoires et altérer le système immunitaire.

 

Réduire le degré d’humidité

Si vous avez des moisissures, la première chose à faire est d’en rechercher la cause. En général, il s’agit d’un problème d’humidité. L’idéal, c’est d’avoir un taux d’humidité compris entre 30 % et 50 %. Si, chez vous, ce taux est supérieur, assurez-vous que votre logement est correctement ventilé et aéré (après la douche, pendant la cuisson d’aliments), et faites sécher votre linge de préférence à l’extérieur. Si cela ne suffit pas, munissez-vous d’un déshumidificateur d’air.

 

Se débarrasser de ces petites bêtes

Pour supprimer les moisissures, nettoyez-les avec du savon. Attention, l’eau de Javel n’est pas recommandée sur les surfaces poreuses comme c’est le cas des murs. Utilisez également un filtre à haute efficacité pour les particules de l'air (HEPA) lorsque vous passez l'aspirateur et évitez de produire de la poussière. Si les moisissures sont importantes et qu’elles réapparaissent une fois la zone nettoyée, faites appel à un professionnel.

 

Un décret qui ne passe pas

 

En 2009, le Ministère de l’écologie, du développement Durable, des Transports et du Logement avait lancé une campagne sur la surveillance de la qualité de l’air dans 300 crèches et écoles françaises. Suite à cette campagne pilote, un décret paru en 2011, rendait obligatoire la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans les établissements accueillant un jeune public à partir de 2015. Mais tout cela n’est maintenant plus d’actualité puisqu’en septembre 2014, Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, a annoncé qu’elle repoussait cette obligation prévue en janvier 2015. A quand ? On ne sait pas. D’après le communiqué, le décret prévu en 2011 avait obtenu le « deuxième prix des normes absurdes » et suscitait des inquiétudes des maires. La Ministre de l’Écologie a donc pris en compte ces inquiétudes en mettant en place une décision simple, pragmatique qui concilie qualité de l’air et simplicité des actions : elle remplace la surveillance obligatoire par un guide de bonnes pratiques. En savoir plus sur ce décret.

 

Pour en savoir plus, consultez notre "Petit Guide Santé de l'Air Intérieur" et notre article sur la réglementation de l’air intérieur.


 Références bibilographiques

[1] Ghosh RE, Cullinan P, Fishwick D, Hoyle J, Warburton CJ, Strachan DP, Butland BK, Jarvis D., Asthma and occupation in the 1958 birth cohort, Thorax. 2013 Jan 21.

[2] Zota AR, Aschengrau A, Rudel RA, Brody JG. Self-reported chemicals exposure, beliefs about disease causation, and risk of breast cancer in the Cape Cod Breast Cancer and Environment Study: a case-control study. Environ Health. 2010 Jul 20;9(1):40

[3] Garlantézec R, Monfort C, Rouget F, Cordier S. Maternal occupational exposure to solvents and congenital malformations: a prospective study in the general population. Occup Environ Med. 2009 Jul;66(7):456-63

[4] Casas L, Espinosa A, Borràs-Santos A, Jacobs J, Krop E, Heederik D, Nemery B, Pekkanen J, Hyvärinen A, Täubel M, Zock JP., Domestic use of bleach and infections in children: a multicentre cross-sectional study. Occup Environ Med. 2015 Apr 2. pii: oemed-2014-102701. doi: 10.1136/oemed-2014-102701.

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