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Phénols, Phtalates : une étude confirme une nouvelle fois leurs effets néfastes pour la santé

Écrit par Jennifer Maherou Créé le mercredi 14 septembre 2011 07:08

Une équipe de l’Inserm de Grenoble vient de publier son étude épidémiologique sur l’impact de l’exposition des femmes enceintes aux phénols et phtalates sur les nouveaux-nés, sachant que le placenta ne constitue pas une barrière efficace contre l’exposition de ces substances.

 

Cette étude met en évidence la toxicité (déjà bien avérée !) de certains phénols :

- le 1,4 dichlorobenzène présent dans les antimites dont la commercialisation est interdite depuis 2009,

- le benzophénone 3, utilisé comme filtre UV dans les crèmes solaires,

- le bisphénol A, utilisé dans la fabrication de certains plastiques.

L’étude s’est appuyée sur des femmes enceintes de petits garçons entre 2002 et 2006. Un échantillon d’urine prélevé durant la grossesse a permis le dosage de biomarqueurs d’exposition à différents composés de la famille des phénols et phtalates.

Les résultats ont montré que :

- certains phénols agissent comme perturbateurs endocriniens susceptibles de causer des effets sanitaires à court ou long terme après une exposition durant la vie intra-utérine. Ceci confirme les résultats d’autres études antérieures.

- 95 % de ces femmes enceintes ont été exposés à ces substances.

- les nouveau-nés dont les mères avaient les niveaux urinaires du marqueur d’exposition au 1,4-dichlorobenzène les plus élevés avaient un poids de naissance plus faible que les nouveau-nés de mères ayant les niveaux de dichlorophénol les moins élevés.

- une augmentation du poids et du périmètre crânien à la naissance est associée aux plus forts niveaux urinaires de Bisphénol A et de benzophénone 3 chez les mamans.

L’étude n’a en revanche pas identifié d’association entre les concentrations urinaires de parabènes (composés de la famille des phénols) ou de phtalates et le poids de naissance.

Les équipes de recherche vont maintenant étudier d’autres effets à court terme de ces substances, ainsi que leur impact à plus long terme sur la croissance de l’enfant.

Les effets observés ne concerne que les petits garçons, néanmoins, cela ne signifie pas que les petites filles sont épargnés pour autant...

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